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Le Troquet des Potos
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17/06/2026 19h19
Vous allez être déçu. article de Moto.it du 17.06 La prochaine Moto Guzzi ne sera pas une V2, mais un bicylindre en ligne à transmission par chaîne. C’est ce qui ressort d’un prototype aperçu sur les lieux, qui semble avoir été développé sur la plateforme moteur de l’Aprilia 457 et qui ne laisse que peu de doutes. Quand on pense à Moto Guzzi , on imagine immédiatement un magnifique bicylindre en V transversal refroidi par air et transmis par arbre. Une formule simple, empreinte de tradition. Pourtant, les nombreux passionnés et connaisseurs de la marque lariane savent bien qu'il n'en a pas toujours été ainsi et que d'autres conceptions de moteurs sont également sorties des ateliers de Mandello. Pendant des décennies, Moto Guzzi a été synonyme de monocylindre horizontal, ne l'oublions pas. Des moteurs bicylindres et quatre cylindres en ligne ont ensuite été conçus, dans une vaine tentative de contrer la montée en puissance japonaise, sans oublier le monumental V8 Grand Prix. Pourtant, le bruit de mes doigts glissant sur le rétroviseur est évident : la configuration V2 avec arbre à cames a su traverser les modes et les réglementations, demeurant le symbole distinctif de la production lariane, à l'instar du boxer chez BMW ou du V-Twin chez Harley-Davidson. Dans la vie, et plus particulièrement dans l'industrie, il faut savoir innover et se diversifier, car « la passion est permise » et « vive les couleurs ! » Mais il faut aussi être réaliste et explorer des voies alternatives pour survivre sur un marché mondialisé et de plus en plus concurrentiel. Ceci nous amène aux nouvelles photos espion qui circulent en ligne, publiées par le site allemand Speedweek . Elles montrent deux prototypes en phase de test sur route, encore camouflés mais plus proches de la configuration de série que les modèles précédents. Et, comme par le passé, ils sont équipés d'un moteur bicylindre parallèle qui ressemble fortement au 457 développé par Aprilia pour les RS 457 et Tuono 457. Une suspicion qui circule depuis un certain tempsCe n'est pas la première fois que des rumeurs circulent quant à une possible collaboration entre le petit bicylindre de Noale et la marque Mandello. Début 2024 déjà, les premières photos d'un prototype énigmatique ont fait surface. Équipé d'un moteur Aprilia, il arborait des éléments stylistiques (phare, feu arrière, panneaux latéraux) évoquant indéniablement un style plus classique, « Guzzista ». À la même époque, on évoquait également le retour de la marque « Stornello » chez Piaggio, une initiative qui avait déjà suscité des interrogations : le prototype aperçu lors des essais pourrait-il finalement arborer un aigle sur son réservoir ? Cette hypothèse n'a jamais été officiellement confirmée par le groupe Piaggio, mais elle refait surface aujourd'hui, étayée par des éléments visuels bien plus concrets. Les images révèlent deux prototypes avancés. Leurs proportions harmonieuses et leurs formes bien définies, malgré l'épaisse couche de camouflage adhésif, en témoignent. Le moteur est quasiment identique à celui des RS 457 et Tuono 457, à l'exception du cache-alternateur redessiné . Le radiateur, légèrement plus grand et positionné différemment, laisse supposer des modifications internes, probablement liées à une cartographie de couple et de puissance différente de celle du modèle Noale, conçu pour une clientèle moins sportive. Reste à savoir si la cylindrée est restée inchangée ou si la recherche d'un couple plus important à bas régime a modifié le rapport course/alésage. On remarque toutefois une configuration de châssis différente . Aprilia a opté pour l'aluminium, avec un cadre à double berceau et un bras oscillant en alliage, ce qui permet à la Tuono 457 d'afficher un poids en ordre de marche de seulement 175 kg. Le prototype, quant à lui, semble être doté d'un cadre tubulaire en acier et d'un bras oscillant arrière en acier de conception nouvelle. Ce choix se traduira inévitablement par un poids supérieur à celui de sa version sportive, mais s'inscrit dans la tradition de construction de la marque et dans le style plus classique de ce roadster. L' amortisseur arrière , désormais positionné latéralement et apparent, contribue également à une nette différenciation de l'architecture du châssis. Les étriers de frein Bybre, déjà présents sur les modèles Noale, restent inchangés, du moins pour l'instant. Côté style, le langage est résolument Guzzi : un réservoir de carburant large et musclé, une selle spacieuse pour deux personnes et un tableau de bord TFT circulaire qui rappelle le design classique de la marque, revisité avec une touche de modernité et qui pourrait facilement être identique à celui de la V7. Il en va de même pour le phare avant qui, bien que camouflé, laisse entrevoir le feu de jour à LED orné de la silhouette distinctive de l’aigle. Pourquoi Piaggio devrait faire ce choix La réaction, comme souvent, est pragmatique plutôt qu'émotionnelle . Le segment des moyennes cylindrées (environ 500 cm³) est en pleine croissance à l'échelle mondiale, tandis que les analystes du secteur prévoient un repli du marché des cylindrées supérieures à 500 cm³ à moyen terme. Ce n'est pas un hasard si, ces dernières années, la quasi-totalité des grands constructeurs se sont concentrés sur ce segment : BMW avec la F 450 GS, KTM qui ajoutera l'an prochain une nouvelle gamme de bicylindres parallèles de 500 cm³ à la gamme 390, Triumph avec ses modèles monocylindres de 400 cm³, et Aprilia qui, avec les RS 457 et Tuono 457, a déjà conquis une nouvelle clientèle, notamment sur les marchés émergents. Un bicylindre en V conçu selon la tradition Guzzi est intrinsèquement beaucoup plus coûteux à produire qu'un moteur similaire dérivé d'une plateforme déjà partiellement amortie sur une autre marque du groupe. Sans parler de la transmission par arbre. Aprilia et Moto Guzzi partageant le même bureau d'études au sein de Piaggio, le transfert de technologie entre les deux constructeurs est rapide et économique, et bénéficie d'économies d'échelle. Il convient de rappeler que la production est assurée par l' usine de Baramati en Inde, un atout majeur qui ouvre naturellement la voie aux marchés à fort volume que le groupe cible depuis longtemps pour ce segment de produits. L'hypothèse alternative : et si ce n'était pas (seulement) une Guzzi ?Cela dit , la prudence est de mise. Les images sont indéniablement éloquentes, mais le groupe Piaggio n'a jamais confirmé officiellement ni l'existence de ce projet ni la marque sous laquelle il sera commercialisé. On ne peut donc exclure avec certitude que le prototype photographié soit en réalité une nouvelle variante Aprilia, peut-être une Aprilia Europa , un nom familier pour le constructeur de Noale et déjà utilisé par le passé pour un roadster au style plus classique et moins agressif que les sportives RS et Tuono. Cette hypothèse expliquerait tout aussi bien le choix stylistique plus sobre, sans pour autant faire mention du logo à l'aigle. Il n'en reste pas moins que certains éléments visuels, du phare à la forme du réservoir en passant par le cri de l'aigle en plein jour, semblent clairement indiquer Mandello del Lario. Cependant, l'histoire récente de ce projet, riche en indices et rumeurs persistants depuis au moins trois ans, nous incite à la prudence et à ne rien tenir pour acquis avant l'annonce officielle, qui pourrait intervenir d'ici quelques mois. La présentation officielle devrait vraisemblablement avoir lieu en novembre, lors du prochainEICMA, le salon milanais qui accueille traditionnellement les nouveautés les plus importantes des constructeurs italiens. Elle pourrait aussi être avancée à septembre, avec une avant-première surprise lors des Gionate Mondiali Guzzi (4-5-6 septembre 2026), bien que cela semble moins probable. Le nom de la moto reste également un mystère, si tant est qu'il s'agisse bien d'une Guzzi : l'histoire de la marque offre un vaste catalogue de noms historiques, et elle pourrait bien renouer avec les oiseaux si chers à la tradition. Si ce n'est pas Stornello, pourquoi exclure d'emblée Astore, Lodola ou Airone ? Ici, l'imagination peut s'envoler librement.
J'ai autre chose à vous mettre de plus réjouissant. Frédo 1 Réponse
17/06/2026 19h51
La California de retour? Toujours sur Moto.it, il y a quelque jours. Réalité? Science fiction? Le retour du « gros bloc » ? Moto Guzzi développe une California (et une Eldorado) avec une touche hybride. Avouons-le : la disparition des imposantes routières de 1380 cm³ des catalogues en 2020 – on parle de légendes comme la California, l'Audace, l'Eldorado et la futuriste MGX-21 Flying Fortress – a laissé un vide immense dans le cœur des passionnés de Guzzi. Avec la disparition du glorieux « Big Block », la marque à l'aigle semblait avoir définitivement tourné la page des maxi-tourings. Mais à Mandello del Lario, certains ne baissent pas les bras et, apparemment, préparent quelque chose d'important en coulisses. Un nouveau brevet déposé ces dernières heures laisse entendre que l'avenir des gros cruisers Guzzi ne reposera pas sur une cylindrée démesurée pour répondre aux normes antipollution, mais plutôt sur un système hybride sophistiqué . L'objectif ? Associer un moteur électrique au bicylindre en V « Compact Block » de 1 042 cm³ (celui qui équipe déjà les V100 Mandello et Stelvio), afin de retrouver la puissance et la présence sur route d'une véritable maxi-motorisation. Le brevet révèle clairement l'agencement d'un cruiser dont les lignes classiques et imposantes rappellent celles de la dernière Eldorado. Sous le capot, cependant, la situation est différente : un imposant moteur électrique est placé au-dessus de la transmission, juste derrière le V des cylindres. Il occupe l'emplacement exact de l'alternateur sur la V100, un composant ici superflu puisque le moteur électrique fait également office de générateur. Ce programme offre une double âme :
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